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2017-A-Lc 11, 27-28- samedi 27e semaine ordinaire-avoir la même passion de Marie pour Jésus

Année A : samedi de la 27e semaine ordinaire (litao27s.17)

Lc 11, 27-28 : avoir la passion de Marie pour son Fils

 Heureux, ceux qui écoutent la parole de Dieu. C’est la déclaration la plus belle que nous puissions entendre. Déclaration qui engendre en nous la vie, qui donne de l’énergie pour envisager le lendemain, qui projette sur nous la fin de la nuit et l’arrivée de l’aurore (pape François). Cette déclaration abolit toute distance entre nous et Dieu. Elle confirme que nous sommes de la famille de Jésus, de la famille de Dieu.  La meilleure chose qui puisse nous arriver dans la vie, c’est bien d’entendre Jésus déclarer que notre attachement à lui le rend heureux et nous rend heureux.

Recevons avec joie cette déclaration. Jésus déclare heureux ceux pour qui, le meilleur, c’est d’être avec lui. Pas seulement de demeurer chez lui en passant, dit-on, mais en restant chez lui, en contact permanent, quotidien avec lui. Je peux être de passage chez quelqu’un, le saluer, le visiter, le rencontrer brièvement. Cela n’assure pas une proximité pour autant.

Le mot clé de ce passage de Luc est familiarité. Nous pouvons être disciples, nous pouvons être amis mais sentir que nous sommes de la famille de Jésus à chaque minute de la journée, même ceux en apparence les plus banals, est plus «prenant» encore.  Sentir une familiarité avec Jésus, cela signifie que nous avons la clé de sa maison, que nous pouvons y entrer et sortir en tout temps. C’est être proche de lui, le toucher, parler avec lui, le regarder, l’écouter avec émerveillement comme on écoute notre meilleur ami. C’est être tellement chez nous chez lui, qu’on y entre sans frapper, certain de ne pas le déranger parce que nous sommes de sa famille et que notre cœur est tout brûlant quand il nous parle (Cf. Lc 24,32).

Heureux, ne sera jamais la conséquence de notre acharnement à s’épuiser à travailler pour lui, mais naît de notre passion à vivre en état permanent de sortie de soi, de sortie qui est une marche, qui est rencontre de Jésus, qui nous rapproche jusqu’à nous toucher mutuellement. Ici sortir de soi pour rencontrer Jésus dans tous les aspects de notre vie ensemble, dans la prière, dans le silence, dans le refus du verbiage inutile. Sortir pour l’écouter. Sortir pour sentir l’odeur de sa présence. Sortir de soi pour ne pas détourner notre regard de lui. Des autres. C’est en consacrant sa vie à cette tâche essentielle et unique de rencontrer Jésus, en renonçant à toute autre chose pour acheter ce trésor que naît le ravissement dont nous fait entendre l’évangile. 

Avons-nous cette passion chaque matin, chaque jour, de rencontrer Jésus, de vivre d’une proximité avec Jésus, de vivre notre présent avec passion, comme le demandait le pape dans sa lettre ouvrant l’année sur la vie consacrée ? Avons-nous cette passion de mener une vie contemplative dans la joie pour vivre d’une seule âme et d’un seul cœur (Ac 4, 32) ou manquons-nous de cette passion, ou manquons-nous d’huile pour reprendre l’image biblique des vierges  folles (Mt 25, 1-10) ? Mettre de la passion dans le travail de nos mains, mettre de la passion dans nos pieds, mettre de la passion à chanter la liturgie des heures, mettre de la passion à goûter nos temps de silence communautaire, cela nous conduit à cette déclaration de Jésus : heureux. 

Mais d’autres questions montent en moi que je dépose dans la corbeille de toutes vos questions. Des questions qu’il ne faut pas esquiver. Des questions qui attisent notre espérance, peut-être. Comment développer cette passion pour Jésus alors que tout semble aujourd’hui remis en question ? Le droit à mourir en dignité l’emporte sur le droit à la vie. Le droit des migrants est annihilé au nom de la sécurité nationale, de l’identité. Comment garder le cap de l’espérance alors que tout semble se réduire à des chiffres, au palpable, à l’éphémère du moment ? Comment est-il possible, malgré toutes nos limites, d’être vraiment capables de n’avoir qu’un seul intérêt, sortir vers Jésus et qu’un seul projet  vivre de proximité avec lui ?

À votre contemplation : heureux, ceux qui écoutent. C'est le chemin pour entrer dans la beauté de celui qui nous parle et d’être des mères de Jésus pour le donner à notre monde. AMEN.

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Date: 
septembre, 2017

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