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2000- B- Lc 11,15-26 -Vendredi 27e semaine ordinaire - complicité avec le démon

Année B : Vendredi de la 27e semaine ordinaire (litbo27v.00)
Lc 11,15-26 complicité avec le démon - Gal3, 6-14 sauvé par la foi

Quand je lis cette page de Luc sur les démons, j’ai l’impression d’entendre des voix d’outre-tombe. Quand j’ai à commenter cette page, je me sens vraiment dans un autre monde. J’ai peur qu’on m’accuse d’être dépassé, déphasé.

Notre époque ne parle plus en terme de péché, mais préfère parler d’erreurs. Quand quelqu’un réussit à reconnaître ses erreurs, il ajoute immédiatement, comme pour en diminuer sa responsabilité, mille et une excuses. La réconciliation avec soi-même se fait à partir d’excuses. La vraie réconciliation, sans excuse, est difficile.

Nous sommes habitées par une mentalité d’excuse comme pour nous faire digérer la pilule. Le moi coupable est moins coupable quand je trouve des excuses. Ce matin une page qui, avec des mots d’une autre époque - le péché -, nous dit que nous sommes des êtres habités par des forces opposées : habités par Dieu, habités par ce mal que je hais et que je fais quand même. Dit autrement nous sommes des personnes à deux faces. Des saintes démones....

Comment éviter ce dilemme, ce tiraillement en nous ? Martin Buber, philosophe juif nous suggère cette réponse : nous n’avons qu’a attirer Dieu dans notre monde (notre coeur) et tout sera résolu. Attirer Dieu, le provoquer à transformer nos erreurs - ce péché - en jaillissement de sa miséricorde. Dom André Louf commentant une page de saint Bernard écrit que le péché nous fait tomber entre les mains de Dieu. ( la petite Thérèse disait entre les bras de Dieu) Reconnaître ses erreurs pour parler le langage de notre société, ses péchés pour utiliser celui de l’Evangile, c’est la voie la plus sure pour attirer Dieu, pour laisser Dieu habiter en nous.

Nous vivons selon la chair (Rm7, 25), à l’extérieur de nous-mêmes alors que Dieu nous attend au centre de nous-mêmes, dans notre jardin intérieur. Dieu, un jour du temps, le premier jour du temps, est parti à notre recherche. Adam où es-tu ? Et depuis il ne cesse de répondre à nos beelzébouls, nos fugues, en nous offrant d’habiter une terre promesse de Liberté intérieure et de paix.

A votre contemplation : C’est parce que Jésus, innocent, a pris la condition du pécheur, (1ere lecture ) que nous pouvons maintenant, dans la foi d’Abraham, bénéficier des largesses de sa miséricorde. Une eucharistie pour retrouver ce paradis qui est en nous en faisant mémoire, -anamnèse - de cette heureuse faute qui permet à Dieu de venir jusqu’à nous. Attirons-Dieu maintenant dans notre monde en faisant nôtre - je paraphrase ces mots d’un grand mystique Guerric - : si vous avez faim de mon amour, (de mon pardon), mangez-moi et sachez qu’en ce faisant, vous ne tuerez pas votre serviteur. AMEN

ACCUEIL:

Difficile à prétendre que notre vie se déroule sans faute. Une chose est certaine : moins nous portons attention à nos imperfections, plus nous devenons critique des imperfections des autres. Ce matin, invitation nous est faite de porter attention à nos beelzébouls comme la voie la plus sûre pour nous élever jusqu’à la miséricorde de Dieu. Implorons pour nous le pardon de Dieu.

 

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Date: 
Vendredi, 1 septembre, 2000

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